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Ecrire à partir d'une image ou d'un son

  • I- Le contexte pédagogique

Ce travail est mené dans une classe très hétérogène de 27 élèves, niveau 4ème, dont la difficulté première est, en écriture, d’écrire des récits cohérents : souvent, des étapes essentielles à la compréhension du texte produit sont manquantes et créent des problèmes de cohérence dans la narration. Il s’avère que les élèves n’ont pas de capacité imageante suffisamment développée. Ils ne réussissent pas à « se faire le film » de l’histoire qu’ils racontent, pas plus que, pour certains d’entre eux, à « se faire le film » des récits qu’ils lisent.

J’ai donc choisi deux supports pour développer leur capacité imageante.


Le premier travail d’écriture consiste à les faire écrire à partir d’images, en lien avec les textes étudiés lors des séquences précédentes.


Il s'agit de faire écrire chaque élève à partir d'une image proposée dans le cadre du concours « Des Mots pour voir », entièrement réalisé sur internet. Le travail d'écriture se fait à l’aide d’un logiciel de traitement de texte, ce qui permet au professeur un travail individualisé autour des créations des élèves.


Elle s’inscrit à la suite d’un travail sur les nouvelles réalistes et fantastiques au 19ème siècle. Le concours propose un travail d’écriture à partir d’une centaine d’œuvres de siècles différents. J’ai restreint le choix des élèves à quatre œuvres du 19ème siècle, qui peuvent être mises en regard avec les nouvelles et les extraits de romans de ce siècle rencontrés, afin qu’ils aient déjà un certain nombre d’images mentales, de représentations liées à cette période.


Cette séquence permet de construire essentiellement  la compétence « maîtrise de la langue » du socle commun, qu’il s’agisse


-    des connaissances (un vocabulaire juste et précis pour désigner des objets réels; le sens propre et le sens figuré d'une expression ; le vocabulaire nuancé des sentiments et de ses manifestations) 
-    des capacités (rédiger un texte bref, cohérent, construit en paragraphes, correctement ponctué, en respectant des consignes imposées ; Utiliser des outils : des dictionnaires, imprimés ou numériques, pour vérifier l'orthographe ou le sens d'un mot, découvrir un synonyme ou un mot nécessaire à l'expression de sa pensée ; des ouvrages de grammaire ou des logiciels de correction orthographique)
-    ou des attitudes.


Un des objectifs de ce travail, au-delà de la maîtrise de la langue, c’est bien de nourrir leur imaginaire, de leur donner des référents culturels, des images mentales, afin de donner plus de cohérence et d’ampleur à leurs écrits d’invention.

Le second travail d’écriture a pour support un montage sonore, que j’ai réalisé à partir d’une banque de sons gratuite, à l’aide du logiciel Audacity.



  • II- La mise en œuvre

 

Premier travail d'écriture : à partir d’une image

Première étape: présentation des quatre œuvres
Il s’agit de Le Soir, de Jules Breton, Dans un café ou L’Absinthe, de Degas, Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages de Caspar David Friedrich, Les Joueurs de cartes, de Paul Cézanne.


J’ai sélectionné ces quatre toiles parce qu’elles présentent des personnages dans leur individualité et permettent aux élèves d’écrire selon des points de vue très différents.


La présentation des œuvres est faite dans une salle équipée d’un TBI. Le logiciel utilisé permet de zoomer et de faire des captures partielles d’écrans : les élèves peuvent examiner certains détails, découvrir plus précisément les attitudes des personnages.


La première partie de la séance prend la forme d’un débat oral autour des quatre œuvres avec un questionnement les amenant à réfléchir sur leur ressenti par rapport aux œuvres, à établir des liens avec des textes lus et étudiés auxquels elles font échos et à imaginer la vie du personnage présenté sur la toile à partir des décors, de l’aspect physique et des attitudes des personnages et en puisant dans les références culturelles liées aux textes lus.

Les élèves choisissent ensuite une des quatre œuvres et rédigent un paragraphe dans lequel ils expliquent leur choix.

 


Deuxième étape : découverte en salle informatique du site du concours et du sujet proposé.


Voici les consignes proposées :


•    Il s'agit donc d'écrire l'histoire d'une image en associant des données historiques (contexte de l'œuvre, biographie de l'artiste ou du commanditaire etc…) et une part d'invention personnelle qui donnera une coloration romanesque à votre texte.
•    Vous pouvez également vous inspirer des thématiques de chaque rubrique (art et pouvoir, rupture et continuité, mythe et religion…) pour construire une trame narrative. Vous pouvez parler au nom du peintre, du commanditaire, du spectateur (contemporain du tableau ou actuel) ou même de l’œuvre elle-même ou d'un des personnages ou éléments représentés.

La lecture du sujet amène les élèves à une phase de recherche sur l’œuvre, son auteur et ses conditions de création, avant de commencer la phase d’écriture.


Pour amorcer cette recherche, je donne quelques adresses aux élèves :


Pour Le Soir, de Jules Breton,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Breton_%28peintre%29
http://www.apophtegme.com/ARTS/jules-breton.htm

Pour Les Joueurs de cartes de Paul Cézanne :
http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=851&L=0&tx_commentaire_pi1[showUid]=11402
http://www5.ac-lille.fr/~ienarras4/IMG/pdf/doam62.pdf

Pour  L’Absinthe, de Degas,
http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=851&tx_commentaire_pi1[showUid]=167&no_cache=1
http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=14

Pour le Voyageur au-dessus de la mer de nuages :
http://www5.ac-lille.fr/~ienarras4/IMG/pdf/doam66.pdf
http://www.ac-orleans-tours.fr/fileadmin/user_upload/ia28/doc_peda/Arts_visuels/Art_et_nature/pdf/pres_Friedrich.pdf

Cette deuxième étape dure deux heures. Dans la deuxième heure, je réunis tour à tour les élèves par œuvre choisie et nous échangeons sur ce qu’ils ont appris et compris, au sujet de l’œuvre et de son  auteur. Les élèves posent alors des pistes concernant les choix narratifs et je les aide à cibler les besoins culturels éventuels (concernant la vie dans les campagnes, les connaissances et découvertes techniques à l’époque du tableau ou l’habillement au 19ème siècle), pour amorcer ou relancer l’écriture.


Pendant qu’un groupe est ainsi rassemblé, les autres élèves commencent à rédiger individuellement leur texte en utilisant le traitement de texte ou consultent des sites pour chercher le complément d’information nécessaire pour écrire.


Lors de cette recherche, je sélectionne quelques adresses, ces dernières n’étant pas faciles à trouver par les élèves (sur le peuple de Paris au 19ème siècle : http://www.istravail.com/article526.html; et la vidéo consultable sur le site du musée Carnavalet : http://www.carnavalet.paris.fr/fr/expositions/le-peuple-de-paris-au-xixe-siecle commenté également à cette adresse http://aurorartandsoul.com/2012/01/27/le-peuple-de-paris-au-xixe-siecle-au-musee-carnavalet/; sur le quotidien des femmes au 19ème siècle : http://histoireenprimaire.free.fr/textes/periodes/XIX_femmes.htm )


Troisième étape : les élèves écrivent leur premier jet, en les enregistrant dans l’espace coopératif.
Pendant ma première phase de lecture et d’annotation, je fais travailler aux élèves les points de langue que la lecture des premiers jets a révélés être nécessaire :


-    les valeurs d’emploi des temps du récit (et consolidation de la conjugaison du passé simple),
-    l’organisation textuelle en paragraphe et la ponctuation ainsi qu’une réflexion sur les points de vue)
-    l’expression des sentiments et de leurs manifestations.


Pour les annotations, j’utilise deux outils du traitement de texte : le surligneur pour mettre en évidence les erreurs orthographiques et fautes de frappe et la fonction commentaire, ce qui me permet d’annoter dans la marge et conserver une bonne lisibilité pour l’élève.

A la séance d’écriture suivante, les élèves découvrent leur texte avec les annotations. Le travail de réécriture commence.
Je les invite à utiliser un dictionnaire en ligne pour l’orthographe et la conjugaison, outils avec lesquels ils sont familiarisés depuis le début de l’année : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais-monolingue et un conjugueur (celui de Larousse ou http://leconjugueur.lefigaro.fr/, à leur convenance)
Les pages de ces deux outils sont toujours ouvertes et réduites dans la barre des tâches.

Pour les élèves, souvent, améliorer un écrit, c’est « corriger les fautes ». Je les laisse donc corriger l’orthographe en premier. Une fois ce problème résolu, nous pouvons nous concentrer sur le développement du contenu, notamment l’expression des sensations, émotions et sentiments et la cohérence.


Je demande aux élèves de changer la couleur de leurs caractères afin que lors de la relecture suivante, je voie plus facilement les passages qui ont été modifiés.


Le travail s’étend sur trois semaines, en alternant les séances d’écriture et les séances de langue.


Une fois que l’élève considère son texte achevé, il est inscrit sur le site du concours « des Mots pour voir ».


Je demande aux élèves d’en imprimer un exemplaire, que j’évalue, à l’aide d’une grille de critères que nous élaborons en commun et qui tient compte de la façon dont ils ont suivi les consignes de réécriture, de la cohérence du texte et des points de langue travaillés pendant la séquence.

 


Prolongement à la séquence : Deuxième travail d'écriture, à partir d’un montage sonore


Je propose aux élèves un travail identique à l’aide d’un montage sonore, que j’ai réalisé grâce au logiciel Audacity, à partir de sons téléchargés gratuitement sur des sites de bruitages gratuits (http://www.universal-soundbank.com/bruitages.htm et http://www.sound-fishing.net/).


Le montage sonore permet d’entendre un orage, une pluie battante, des loups qui hurlent au loin, un volet qui claque, puis une porte qui grince, des bruits de pas sur un parquet. Le montage sonore s’arrête brutalement au milieu de ces bruits de pas.
Je diffuse ce montage d’une cinquantaine de secondes une première fois à l’aide du TBI et demande aux élèves de fermer les yeux.


Je rediffuse le montage une seconde fois. Pendant un moment d’écriture collective, je leur demande de présenter « le film » qu’ils ont imaginé dans leur tête, de mettre en mots les images mentales, les représentations qu’ils se faisaient de la scène, des décors, par rapport à ce qu’ils avaient entendu.


Nous relisons ce premier jet en commun, et à l’éclairage de la séquence précédente, les élèves signalent les passages qui méritent, selon eux, d’être développés par l’ajout d’éléments du décor, d’étapes qui donnent toute leur cohérence à ce premier jet, ou l’expression des sentiments du personnage qui entend ces bruits. De même, il faut « finir l’histoire », le fichier son s’arrêtant brutalement sur les pas marchant sur un parquet.


Ils ont ensuite à améliorer, individuellement cette fois et de manière autonome, le premier jet commun, à le modifier et à terminer l’histoire, de façon réaliste ou fantastique, à leur convenance.

 

  • III- Pourquoi utiliser les Tic ?

 

Les Tice sont utilisés dans ce travail pour la réalisation de travaux d’écriture, à plusieurs niveaux :


- Ils servent à présenter les supports de l’écriture : le TBI, dans cette phase,  apporte des outils qui nourrissent la réflexion collective sur les images et les sons.


- Ils favorisent la communication entre l’élève et l’enseignant et permettent de faire comprendre aux élèves qu’il y a plusieurs étapes lors d’une création.


- L’utilisation du traitement de texte permet de faire un travail sur le brouillon qui montre aux élèves les évolutions de son travail.


- L’utilisation du réseau permet un suivi personnalisé des élèves, car elle donne accès à leurs écrits, que je peux annoter et commenter. Le réseau permet également de conserver les versions successives des écrits, ce qui me permet de suivre les progrès des élèves, et à eux aussi.


Ce travail permet également de créer des réflexes d’utilisation de ressources en ligne.


-    pour les recherches
-    pour améliorer son écrit : les sites de conjugaison permettent de conjuguer la langue ; le dictionnaire en ligne permet de vérifier l’orthographe, mais aussi de chercher des synonymes afin de nuancer.


 

  • IV- Tic et socle commun

Compétence « maîtrise de la langue » (compétence 1)

Connaissances
Le vocabulaire
Connaître un vocabulaire juste et précis pour désigner des objets réels, le sens propre et le sens figuré d'une expression ; le niveau de langue auquel un mot donné appartient ; des mots de signification voisine ou contraire ;


Capacités
Écrire
Rédiger un texte bref, cohérent, construit en paragraphes, correctement ponctué, en respectant des consignes imposées
Adapter le propos au destinataire et à l'effet recherché ;

S'exprimer à l'oral
Prendre part à un dialogue, un débat : prendre en compte les propos d'autrui, faire valoir son propre point de vue ;
Utiliser des outils : des dictionnaires numériques, pour vérifier le sens d'un mot, découvrir un synonyme ou un mot nécessaire à l'expression de sa pensée ; des ouvrages de grammaire ou des logiciels de correction orthographique.

Attitudes
Développer : la volonté de justesse dans l'expression écrite et orale, du goût pour l'enrichissement du vocabulaire.


Compétence « maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication » (compétence 4)

Capacités
La maîtrise des techniques de l'information et de la communication est développée en termes de capacités dans les textes réglementaires définissant le B2i :
s'approprier un environnement informatique de travail ;
créer, produire, traiter, exploiter des données ;
s'informer, se documenter ;

Attitudes
Le développement une attitude de responsabilité dans l'utilisation des outils interactifs.


Compétence « humaniste » (compétence 5)

Capacités

Lire différents langages
Situer dans le temps les événements, les oeuvres littéraires ou artistiques étudiées et de les mettre en relation avec des faits historiques ou culturels utiles à leur compréhension.


Compétence « autonomie » (compétence 7)

Capacités
S’appuyer sur des méthodes de travail (consulter spontanément un dictionnaire,) ; rechercher l'information utile, l'analyser, la trier, la hiérarchiser, l'organiser, la synthétiser ;
S’engager dans un projet individuel.

 


Anne BUREL

Collège Irène Joliot-Curie

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