Grec
Suivez le fil RSS Edubase 
À la découverte de la sculpture grecque
31.10.2011 08:15
Vie et mort d'Hypatie, femme grecque du IVe siècle après J.-C.
14.11.2010 13:44
Le mythe de Marsyas
14.06.2010 17:04
Un voyage en Grèce, réel ou virtuel
14.06.2010 16:56
Le théâtre antique
14.06.2010 16:54
Les nécropoles dans l'Antiquité
14.06.2010 16:52
Anacréon et Sappho : la poésie lyrique grecque
09.03.2008 14:59
Bibliographie : lectures pour les enseignants et les élèves, collégiens ou lycéens
20.01.2008 16:55
Fable et bestiaire antique
15.01.2008 20:44
LA SEPTANTE - La Genèse - La création du monde
15.01.2008 20:41
Concours : Langue et culture de l'Antiquité gréco-latine
Le jury du concours Langue et Culture de l'Antiquité gréco-latine 2004-2005, ayant pour thème Mythes et réalités: figures du héros et du conquérant, a désigné les lauréats. Dans la catégorie lycée, le troisième prix a été attribué à une classe de seconde du lycée Jean Giraudoux, à Châteauroux, pour un travail d'écriture : "L'Odysséide, Suite troyenne, Chéronée." Présentation de...
- L'ultime étape d'un projet d'une année entière :
La participation au concours "Langue et culture de l'Antiquité gréco-latine" n' a été qu'une ultime étape dans le projet que j'ai mené avec mes classes de latin et de grec en 2004-2005 mais il y est étroitement lié aussi.
- Un atelier : Théâtre de l'Antiquité
Depuis plusieurs années, pour fédérer et mettre en valeur ces classes un peu marginales dans notre lycée, j'anime avec tous les latinistes et les hellénistes un "Atelier Théâtre de l'Antiquité". Nous faisons traditionnellement une représentation publique destinée aux parents et aux élèves du lycée mais à laquelle nous convions aussi les classes de troisième des collèges du secteur afin, il faut bien l'avouer, de leur présenter les activités menées au lycée. L'année dernière, j'ai élargi le projet. J'ai tout d'abord associé à mes élèves latinistes et hellénistes mes élèves de terminale littéraire pour essayer de les entraîner dans la dynamique des classes de latin et de grec et pour leur donner le goût de se cultiver, ce dont les TL me semblent avoir furieusement besoin. Nous avons donc fait en atelier théâtre un montage de textes de Sophocle, Euripide et Aristophane sur le thème " Femmes d'hier, femmes d'aujourd'hui". Les élèves ont lu toutes les tragédies de Sophocle et d'Euripide et certaines comédies d'Aristophane et ont choisi eux-mêmes les textes qui les touchaient le plus. Les élèves hellénistes avaient en charge le stasimon d'Antigone de Sophocle en grec " De toutes les merveilles, la plus grande merveille c'est l'homme...." La représentation a eu lieu au lycée en février. Grâce à cette représentation, grâce à l'aide de la Région et grâce à la débrouillardise du groupe, nous avons pu financer la deuxième partie de mon projet de l'année: emmener les 57 élèves une semaine en Grèce.
- Une semaine en Grèce

Le voyage n'était pas un simple projet touristique: j'avais promis aux élèves qu'ils joueraient leurs scènes dans le théâtre d'Épidaure. Promesse un peu folle mais motivante... Je n'ai obtenu qu'une autorisation assez courte d'occuper le théâtre, mais suffisante pour que les hellénistes nous jouent le chœur de Sophocle en grec! Instants de pure émotion pour les 57 élèves ...et pour l'enseignante que je suis ! Pour les 4 hellénistes de seconde et les 2 de première qui suivaient une heure par semaine la préparation au Bac de ma seule élève de terminale et qui ont donc traduit l'Oraison funèbre de Démosthène, j'avais agrémenté le cours de la traduction de l'épitaphe sur la stèle funéraire de Dexileos ; je les avais fait rêver un peu sur ce jeune aristocrate et nous avions mis au programme de notre dernière journée à Athènes la visite du " Kéramikos" où se trouve précisément cette stèle. Émotion encore !
- Le concours
Tout cela vous paraîtra sans rapport avec notre concours mais j'y reviens. Quand j'ai proposé aux élèves de latin et de grec de seconde de participer à ce concours, seules trois élèves ont immédiatement réagi parce que tous avaient déjà dépensé beaucoup d'énergie au théâtre et dans la préparation du voyage.
Des projets individuels
- Chloé Castagnet, a tout de suite eu envie de raconter les derniers jours de la vie de ce Dexileos , de lui faire croiser quelques instants le regard du jeune Alexandre - frappée qu'elle était par la mosaïque qui est au musée de Naples - et de le faire mourir sur le champ de bataille de Chéronée.
- Anne-Sophie Vérité, que les extraits des tragédies évoquant le cycle troyen avaient passionnée, a voulu réécrire une tragédie sur la guerre de Troie.
- Caroline Dauphin, latiniste passionnée de BD mais aussi de L'Énéide, de l'Odyssée et des Métamorphoses a écrit avec beaucoup d'humour une biographie d'un certain Publius..., amoureux d'une certaine Corinne..., mêlant épopée , comédie et ...roman policier et agrémentée de nombreux dessins de sa plume.
Chacune avait son projet et voulait travailler individuellement, ce qui ne me paraissait pas tout à fait dans l'esprit du concours mais nous n'avions rien à perdre à proposer trois textes. Chacune a écrit avec passion. Je ne me souviens pas avoir rencontré de difficultés particulières, si ce n'est qu'elles ont travaillé dans l'urgence et qu'après les divers projets de l'année je n'ai pas eu assez de temps pour relire les derniers tirages, que c'est l'ultime brouillon d'une lettre d'amour en latin qui est partie dans le texte de Caroline et non pas sa version définitive. Pour certains passages un peu plus "faibles", je me suis contenté de faire lire ou relire quelques extraits d'œuvres latines ou grecques mais je n'ai jamais modifié leurs textes.
Lecture, relecture et innutrition
Tous les élèves de la classe ont constitué le comité de relecture avec moi.C'était la dernière étape d'une aventure que nous avons vécue dès la rentrée.Malgré toutes les maladresses de ces textes écrits par des élèves de seconde, un double bilan très positif s'impose. Tout d'abord, l' "innutrition" est frappante et elles écrivent parfois "à la manière de..." tout à fait inconsciemment. J'en avais fait un jeu presque avec leurs camarades de classes qui identifiaient parfois avec étonnement l'influence de certains textes, que nous avions étudiés en classe, sur leurs productions. Mais je suis surtout frappée de voir combien nos élèves savent interroger le passé pour répondre à leurs propres inquiétudes, aux questions qui sont celles de tous les adolescents.
Les langues mortes servent encore à vivre !
B. Aubry, lycée Jean Giraudoux, Châteauroux




